Le 21 mars a eu lieu à Hanoï deux réunions publiques en présence de Jaime, Mikhal, Philippe et Helen membres de la liste Engagés au Vietnam.
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En réalité, nous avons surtout vu une chose très simple, mais essentielle : derrière les démarches, les écoles, les événements et les institutions, il y a un vrai besoin de lien.
Nos deux rencontres citoyennes à Hanoi ont confirmé cette impression.
Un peu plus d'une trentaines de participants au total, avec une forte présence du monde de l’enseignement, mais pas seulement.

Rencontre Citoyenne le matin à Hanoi
Nous y avons parlé du rôle concret des conseillers des Français de l’étranger. Et un point est revenu avec force : un conseiller n’est pas là pour tout savoir, comme un guichet magique. Son rôle, c’est d’écouter, de relier, d’orienter, de faire circuler l’information utile, de mettre en contact avec les bonnes personnes, au bon moment.
Dit autrement : Un mandat est une responsabilité et un levier d’action. Son efficacité repose ensuite sur la présence sur le terrain, le réseau et la capacité à répondre concrètement ou à orienter en fonction des situations.
Le dimanche, c'était la journée de la francophonie 2026 !
La journée a commencé dans le mouvement, avec la Course de la Francophonie et la belle énergie portée par Philippe Do Ngoc.

Course de la journée de la francophonie 2026 à Hanoi
Puis, au fil des stands et des échanges, un paysage plus large s’est dessiné. Nous avons croisé des acteurs très différents, mais tous utiles à la vie des Français au Vietnam : François Bibonne, documentariste passionné par le Vietnam, Guillaume Marchal du Petit Journal de Hanoi, Chantal Charles du primaire du Lycée Français Alexandre Yersin, Lan Nguyen de France Volontaires, Leila Bello de la Petite École de Hanoi, Amandine Dossche et Shalimar Durieux cordinatrices pédagogiques de l’école Acacia, ainsi qu’Olivier Brochet ambassadeur de France au Vietnam, Arnaud Pannier Attaché de Coopération Educative et M. Guillaume Cario ; coordonnateur régional délégué de la direction de l’AEFE - Chef du secteur Asie autour des sujets éducatifs et consulaires.

(De gauche à droite) Leila Bello de la Petite École de Hanoï, Mikhal Efrat, Jaime Peypoch, et Amandine Dossche et Shalimar Durieux de l’école Acacia
Ce qui frappe, quand on met tous ces visages bout à bout, c’est qu’on découvre une communauté bien plus structurée qu’on ne l’imagine. Beaucoup ignorent par exemple à quel point l’éducation française au Vietnam repose sur un écosystème varié : grands lycées, petites écoles, parents engagés, coopération éducative, réseau AEFE, acteurs locaux. On croit parfois que “tout passe par l’ambassade ou le consulat”, alors qu’en réalité la vie française ici tient aussi grâce à une chaîne discrète de directrices d’école, d’associations, de bénévoles, de relais éducatifs et de professionnels de terrain.

(De gauche à droite) François Bibonne, Mikhal Efrat, Guillaume Marchal, Jaime Peypoch
Autre enseignement marquant : à Hanoi comme ailleurs, les échanges ne se sont pas arrêtés à la réunion.
Ils ont continué autour d’un déjeuner, puis d’un dîner. Et ce détail n’en est pas un. Cela montre que les Français du Vietnam ne cherchent pas seulement des réponses administratives. Ils cherchent aussi à rencontrer d’autres parcours, à comparer leurs expériences, à comprendre comment chacun trouve sa place ici. C’est souvent là que naissent les informations les plus utiles, celles qu’on ne trouve ni sur un site officiel ni dans une brochure.
Par exemple, ce n'était pas prévu mais Philippe a étendu son séjour pour participer à l'assemblée générale du 24 mars 2026 de l'association Coup de pouce Vietnam, ouverte à tous cette année.

Assemblée générale de l'association Coup de pouce Vietnam 2026 à Hanoï
En clair, nous repartons de Hanoi avec trois convictions.
- La première, c’est que la communauté française au Vietnam est riche, diverse et bien plus vivante qu’on ne le pense.
- La deuxième, c’est qu’il existe un vrai besoin d’intermédiaires de confiance, capables de relier citoyens, écoles, associations et institutions.
- La troisième, c’est que créer du lien n’est pas un supplément d’âme. C’est déjà une façon d’aider.
C’est exactement pour cela que nous continuons ces rencontres sur le terrain : pour écouter, comprendre, faire circuler les bonnes informations, et renforcer peu à peu un réseau d’entraide concret entre Français du Vietnam. Parce qu’au fond, une communauté solide, ce n’est pas seulement une addition d’individus. C’est un endroit où l’on sait à qui parler quand on en a besoin.


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