Replay et compte-rendu du webinaire « Entreprises françaises et action environnementale au Vietnam »
Merci d’avoir animé ce webinaire Jonathan Sourintha (CEO & cofondateur de Turn Green), entrepreneur au Vietnam depuis 2008, impliqué dans les travaux de EuroCham Vietnam sur la croissance verte.
Merci à tous les entrepreneurs au Vietnam qui ont participés. Pour ceux qui n’ont pas pu y assister, posez vos questions dans les commentaires de cet article ou de la vidéo. Notre collectif fera de son mieux pour y répondre.
Les conseils clés de Jonathan, en résumé
1) Commencer par agir, pas par être parfait
Son message central est simple :
- Il vaut mieux faire imparfaitement que ne rien faire du tout.
- Beaucoup d’entreprises bloquent parce qu’elles veulent la solution parfaite dès le départ.
- Or, l’écologie en entreprise fonctionne par étapes successives.
2) Adapter les solutions à la réalité du Vietnam
Jonathan insiste beaucoup sur le fait qu’une solution “verte” pensée pour l’Europe ne fonctionne pas toujours au Vietnam. Et que le vrai sujet n’est pas la promesse marketing, mais la fin de vie réelle du produit.
Exemples évoqués :
- Recyclable ne veut rien dire si le recyclage n’existe pas localement.
- Le tri est souvent partiel, informel ou cassé en aval.
Au final, il vaut mieux choisir des solutions qui restent moins nocives même si le système n’est pas parfait (décharge, nature, milieu humide, marin).
3) Se méfier des fausses bonnes idées “écologiques”
Un point fort du webinaire :
- Papier ≠ forcément écologique.
- Oxo-dégradable ≠ biodégradable (fragmentation ≠ disparition).
- Beaucoup de produits “verts” existent surtout parce que la réglementation a du retard.
Toujours raisonner en impact global :
- matières premières
- énergie
- eau
- transport
- fin de vie
→ Pas seulement “c’est naturel” ou “c’est recyclé”.
4) Penser en système, pas en produit isolé
Changer un sac ou un emballage seul ne suffit pas. Jonathan explique que l’impact vient de :
- la cohérence des choix
- la répétition
- la diffusion à grande échelle
Donc, il recommande de travailler par petits ensembles cohérents. Par exemple, réduire certains usages, remplacer d’autres, former les équipes, expliquer aux clients…
5) Intégrer l’écologie comme une contrainte business normale
Jonathan parle en entrepreneur, pas en militant. Le prix reste un vrai sujet et la trésorerie, la croissance, les clients comptent. L’écologie doit s’intégrer au modèle économique, pas le mettre en danger.
Si vous souhaitez entreprendre il faut cherche des solutions avec un surcoût mesuré, qui apportent aussi performance, image, conformité, sécurité future.
6) Anticiper les règles plutôt que les subir
Même si l’application est parfois lente, Jonathan est clair :
- Les lois environnementales au Vietnam vont se durcir.
- Les exigences européennes tirent le marché vers le haut.
- Ceux qui anticipent aujourd’hui seront en avance demain.
7) L’écologie passe aussi par l’humain
Un point moins visible mais important, former les équipes, créer une culture interne et donner du sens, pas juste des règles. Un conseil concret évoqué; explique toujours le “pourquoi”, pas seulement le “comment”.
En une phrase
Le message de Jonathan Sourintha pourrait se résumer ainsi :
Agir maintenant, avec des solutions adaptées au terrain vietnamien, en avançant pas à pas, sans greenwashing, et en intégrant l’écologie comme une réalité économique durable.

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